lundi 22 février 2010

"Férias landaises : une armée se lève pour se coucher tard"



Article Sud Ouest:

Passées l'agitation et la gronde des premiers jours qui avaient suivi l'annonce de la fermeture des fêtes à 3 heures du matin, le temps de l'organisation semble venu pour les festayres landais, désormais réunis en association. « Ça a été un peu long vu que personne ne se connaissait au départ. Nous venons de déposer les statuts et sommes maintenant en ordre de marche », se félicite Vincent Charbonnier, tout nouveau président de l'association des Festayres landais.

Comme l'ensemble des 13 membres du bureau, il a tout d'abord pris position via le réseau social Facebook et son groupe « Non à la fermeture des fêtes à 3 heures dans les Landes ». Preuve de l'opposition populaire à la mesure préfectorale, cette force blanche compte aujourd'hui plus de 19 000 membres. « Nous ne pouvions rêver mieux, mais il s'agit aujourd'hui d'aller plus loin. » Autocollants, tee-shirts, guide du « savoir-fête », rassemblement festif... Les idées fusent dans la bouche de ce festayre de 56 ans.

Adhésion sur Internet

Mais pour l'heure, place aux adhésions (1). Une manière de « toucher les Landais qui n'ont pas forcément accès à Internet »... Même si, pour le moment, les bulletins sont uniquement téléchargeables via un site en cours de finition.

« Nous commençons tout juste et n'avons même pas de compte en banque. Dès que nous aurons recueilli quelques fonds, nous organiserons des distributions un peu partout : autour des terrains de rugby, devant les arènes, sur les marchés. Nous aimerions également laisser des bulletins dans les bars et les commerces. »

Une seule chose est certaine pour Vincent Charbonnier : « Notre but n'est pas de nous substituer aux élus ni de rentrer dans un quelconque jeu politique. Nous souhaitons simplement que le préfet suspende son arrêté et rouvre les discussions. »

Quelque peu irrités par le fait que « certains élus tardent à prendre position sur le sujet », les Festayres landais ont décidé de prendre les devants. Une lettre leur a ainsi été envoyée lundi dernier afin de « leur annoncer la création de l'association, leur demander de se mettre à la tête de l'opinion de leurs administrés et de mettre à disposition nos bulletins d'adhésions. » Une demande d'audience auprès du préfet a également été postée... Mais reste pour l'heure lettre morte.

Parfaitement conscients que la sécurité des ferias est une priorité qui doit être discutée, les membres de l'association s'opposent en revanche fermement à ce diktat imposé. « Les Comités des fêtes n'ont pas attendu ces mesures sécuritaires pour tenter d'améliorer les choses », s'emporte le festayre qui cite « les aires de repos, les bus, les éthylotests et les cocktails sans alcool. »

« 4 heures la bonne heure »

Sur l'horaire de fermeture des ferias, l'association des Festayres a toutefois son idée. « La bonne heure, c'est 4 heures. Il faudrait en revanche pouvoir prolonger les animations au-delà en arrêtant de servir de l'alcool. » Une manière, pour eux, de « garder le monde plus longtemps dans les rues et ainsi éviter les accidents. »

Serait-ce un voeu pieux, tellement les nuits de ferias semblent aujourd'hui liées à l'alcool ? « Le fast drinking est un problème de société qui touche une minorité de jeunes. On ne réglera pas ce problème en fermant avant : ils sont déjà dans cet état-là à l'heure de la corrida. »

Et le festayre de conclure d'une manière étonnante. « Les ferias sont abandonnées de l'État avec une police qui a de moins en moins de moyens d'intervenir et des villes qui sont contraintes de faire appel à des vigiles. »

(1) L'adhésion à l'association des Festayres landais est fixée à 5 euros. À télécharger via Internet sur www.festayreslandais.fr/adhesion.pdf



1 commentaire:

Anonyme a dit…

Rejoignez-nous sur http:/www.festayreslandais.fr