lundi 22 février 2010

"Les réintroductions d'ours dans les Pyrénées ne passent pas"



Article Sud Ouest:


Ils l'ont annoncé vendredi dernier, alors qu'ils étaient en réunion à la chambre d'agriculture de Saint-Gaudens (31). Les opposants aux réintroductions d'ours dans les Pyrénées manifesteront, samedi 13 mars, à Tarbes, à la veille du premier tour des élections régionales. Cette prise de position de l'Association pour le développement durable de l'identité des Pyrénées (Addip), présidée par Philippe Lacube, fait suite aux déclarations, le 20 janvier 2010, de la secrétaire d'État à l'écologie, Chantal Jouanno, qui a laissé entendre que des décisions sur une réintroduction éventuelle d'ours seraient annoncées après les élections régionales.

Jean Lassalle y sera

La manifestation de Tarbes pourrait associer différents représentants du massif pyrénéen : élus, Association nationale des élus de montagne, chambres d'agriculture des Pyrénées, associations de bergers et éleveurs transhumants des départements pyrénéens, fédérations de chasseurs...

Jean Lassalle y sera. Le député basco-béarnais, tête de liste Modem aux élections régionales, « exprime le plus profond mépris à l'égard de l'attitude de Mme Jouanno. Quand on commence à imposer des choses à des populations, on sait où cela commence, on ne sait pas où cela finit », confie l'élu. « Elle n'a pas pu succomber à l'appel de l'ours. C'est une posture et, en cette période, de carnaval, c'est une posture de carnaval ! »

Les deux associations d'éleveurs des Pyrénées-Atlantiques, la fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne, représentée par Jean-Pierre Pommiès, Marc Paris et Alain Iriart ainsi que l'Association des éleveurs transhumants des trois vallées, coprésidée par Julien Lassalle, ont adopté une motion commune.

Le texte sera adressé au préfet des Pyrénées-Atlantiques, au sous-préfet d'Oloron, aux conseillers généraux et régionaux et aux maires de communes de montagne du Béarn et du Pays basque.

« Tous les débats autour de l'ours, de la cohabitation possible ou pas, ont souvent divisé, meurtri et affaibli nos deux associations. Aujourd'hui, elles affirment solidairement leur détermination à défendre et faire respecter leurs choix de vie » écrivent les auteurs. « Nos deux associations d'éleveurs transhumants sont solidaires pour dire ''non'' à la réintroduction d'ours. »



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